Super User

Super User

 

  1. Hakim Firadi a présenté la vision stratégique et le projet de plan d’action sur la période 2018-2021 dont ci-après les grandes lignes.

L’orientation stratégique doit œuvrer pour la mise en place d’une plateforme de mutualisations, de synergies, de coopération et de dialogue interculturel permettant le renforcement des capacités des acteurs régionaux de la gestion des finances publiques avec des impacts sur la modernisation de l’action publique.

La vision se décline en 4 axes stratégiques principaux :

  1. Le positionnement du réseau et son rayonnement régional et international ;
  2. Le développement du réseau, sa consolidation et sa pérennité ;
  3. La promotion du dialogue et du partage entre les membres du réseau;
  4. La recherche de l’innovation et la valorisation du savoir.
  1. Positionnement du réseau et son rayonnement régional et international :
  • Ouverture sur les réseaux similaires régionaux et internationaux : GIFT-MENA, UCGLAfrique, CAFRAD, Réseaux méditerranéens, OCDE,…
  • Promotion du partage des expériences avec les paires
  • Echange de l’expertise internationale
  • Coopération technique triangulaire
  • Renforcement de la communication institutionnelle
  1. Développement, consolidation et pérennité :
  • Institutionnalisation du réseau : statut juridique pour assurer une viabilité financière et négocier les financements
  • Elargissement du réseau à d’autres membres
  • Assurer la viabilité financière
  1. Promotion du dialogue et du partage :
  • Création d’un espace ouvert pour tisser des liens de coopération (e-communauté,…)
  • Valorisation de la complémentarité dans l’échange
  • Création de synergies entre les institutions de formation
  • Pré valorisation de l’écoute et réactivité aux besoins
  1. Recherche de l’innovation et la valorisation du savoir
  • Offre de services innovants et productifs
  • Capitalisation sur les premières offres de service
  • Promotion des activités de recherche scientifique
  • Renforcement des études et de l’expertise technique

Le plan d’action proposé pour la période 2018-2021 s’inscrit dans la lignée des recommandations de la première et de la 2ème conférence des instituts des finances publiques tenues respectivement en 2017 et 2018 à Yaoundé et Marrakech et repose sur les projets phares qui sont :

  • La Conférence annuelle des instituts
  • La rencontre annuelle des coordonnateurs
  • Les cycles de formations pour le renforcement des capacités
  • La promotion de la coopération sud-sud
  • La promotion et le montage des partenariats
  • La recherche, les publications, l’accès à l’information et la capitalisation du savoir
  • La Communication

Les coordonnateurs ont été invités à réfléchir à un acronyme et à donner leur avis à la vision proposée. Les principales questions soulevées ont concerné les statuts juridiques, le financement des activités du réseau, la sensibilisation des pouvoirs publics et des décideurs sur l’importance de l’institution, la recherche et les publications, le rôle des coordonnateurs, la formation des formateurs, le statut des membres, l’évaluation et le suivi des réalisations, le code déontologique du réseau et le site web.

  1. Les statuts juridiques :

Il est nécessaire d’engager une réflexion sur l’élaboration des statuts juridiques et d’examiner l’opportunité du rapprochement du réseau à une entité régionale ou internationale pour assurer la pérennité du réseau et permettre la levée de fonds.

  1. Le financement :

Le comité a proposé la constitution d’une commission ad-hoc pour étudier les possibilités de financement structurels des activités régulières du réseau (études, recherches, publications, logistique…) en fonds propre à travers la contribution des membres selon des critères à définir et la possibilité de mobilisation de ressources potentielles via des bailleurs de fonds pour assurer le financement d’activités ponctuelles telles que les conférences, les cycles de formation, l’échange de visites et l’expertise technique.

A cet effet, la commission sera chargée d’identifier les bailleurs de fonds potentiels et déterminer les stratégies de démarchage, notamment, à travers, la présentation de programmes ou de projets concernant des sujets qui susciteraient l’intérêt des bailleurs de fonds. Une première liste des bailleurs pourrait inclure l’Union Africaine, l’Union Européenne, la CEMAC, l’UEMOA, la SADEC, la BAD, le PNUD, la BEAC, ONU Femmes.

  1. La sensibilisation des pouvoirs publics et des décideurs :

Pour que le réseau ait la légitimité et la crédibilité pour négocier des projets, il faut veiller à assurer l’adhésion des pouvoirs publics et des organes de décision. Aussi, il y a lieu de sensibiliser les ministres des pays respectifs sur l’importance du réseau en les informant des réalisations et des actions prévisionnelles par l’envoi des actes   des 2 précédentes conférences, de la charte du réseau signée à Marrakech, et de tout autre document appuyant la légitimité de l’institution.

  1. La recherche et les publications :

Les instituts des finances doivent se positionner comme acteurs dans la recherche et réfléchir sur les moyens à mettre en œuvre pour contribuer à l’amélioration  de la gestion des finances publiques.

  1. Le rôle des coordonnateurs :

Le rôle des coordonnateurs doit être défini d’une manière précise pour qu’ils puissent assumer les missions qui leurs sont confiées. Ainsi, parmi les attributions des coordonnateurs, la contribution au rayonnement du réseau et à la mobilisation des régions dont ils sont responsables, la diffusion de l’information et le recueil des besoins des membres à travers l’identification de points focaux, la coordination des actions réalisées par le réseau au profit de leurs zones à travers l’identification de points focaux.

Les coordonnateurs seront tenus de rendre compte de leurs activités à l’assemblée générale du réseau.

  1. La formation des formateurs :

Le réseau devra concevoir des formations de formateurs et œuvrer pour que les formations soient accréditées. Une commission devra être constituée à cet effet pour travailler sur les référentiels et les standards de labellisation reconnus à l’échelle internationale.

  1. Le statut des membres du réseau et code déontologique:

Le réseau doit élaborer le statut des membres et réfléchir par conséquent sur les critères d’adhésion et définir une typologie des membres (membre permanent, membre observateur, …). Un répertoire des membres du réseau est également nécessaire pour la diffusion de l’information. Une réflexion sur l’établissement d’un code déontologique pour le respect d’éthique entre les membres devra être menée.

  1. Evaluation et suivi :

Le réseau doit assoir les mécanismes d’évaluation en plus des bilans d’étape pour réadapter ses objectifs et son plan d’action aux évolutions et aux changements et améliorer son offre pour satisfaire de manière précise les besoins de ses membres.

 

  1. La dynamisation du site web :

Le site web étant un outil incontournable de la communication institutionnelle permettant le renforcement de la visibilité de l’institution, il est important de le mettre à jour et d’assurer sa dynamique. Aussi, le PSFFP, en sa qualité d’administrateur du site internet de la CIFP, veillera à son actualisation.   

II./ Les actes de la CIFP2017

Les actes de la Conférence des Instituts des Finances Publiques d’Afrique tenue les 21, 22 et 23 novembre à Marrakech ont fait l’objet de discussion par les coordonnateurs qui ont émis des remarques qui seront prises en compte dans l’élaboration de la version finale. Les coordonnateurs ont convenu que les actes soient finalisés et imprimés vers la fin du mois de mai 2018.

 

III./ La CIFP 2018

Le calendrier, le format, la thématique, financement, le déroulé et certains aspects de la logistique ont été discutés.

Calendrier : 1ère semaine du mois de décembre 2018

Format :

Jour 1

9h-10h

Ouverture en présence du ministre des finances tunisien

11h-14h

Atelier de travail sur la vision stratégique et le plan d’action 2019-2021

Départ pour Tozer

Jour 2

Matinée

Ateliers

Après-midi

Ateliers

Jour 3

Matinée

Restitution des ateliers

Après-midi

Retour à Tunis

Thématique : Les instituts des finances au cœur des réformes budgétaires

Ateliers de travail : Le rôle des instituts des finances publiques dans l’accompagnement du changement

                                  Le rôle des instituts des finances publiques dans le processus de décentralisation

                                  La prise en compte de la dimension genre dans les programmes de formation

Financement : PNUD, ONU Femmes, CEMAC, UEMOA,…

    Il a été convenu d’envoyer les lettres aux ministres des finances des pays membres et non membres pour annoncer l’événement.

 

 

 

 

  1. Partenariat IDF/PSFFP/ENAREF

Un accord-cadre de partenariat a été signé entre l’IDF, l’ENAREF et le PSFFP pour la conception et la mise en œuvre d’un Master en Partenariat Public Privé.

 

Les coordonnateurs ont été reçus par le Directeur Général de l’Agence Marocaine de Coopération Internationale et le Directeur des Affaires Africaines du Ministère des Affaires Etrangères et de la coopération Internationale qui ont tous les deux manifesté leur soutien au réseau et ont confirmé leur disponibilité à apporter l’aide nécessaire à la réalisation des actions prévues.

TUNISIE 2018: 3ème CONFERENCE DES INSTITUTS DES FINANCES PUBLIQUES D'AFRIQUE